« Maman j’ai peur ! » savoir l’entendre pour le désamorcer

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À différents stades de leur développement, les bébés et les tout-petits traversent des phases de peurs : peur de la séparation, peur des étrangers, du noir, cauchemars, ces stades font partie de leur développement normal.

Cependant, pour que ces peurs puissent être désamorcées, il est important de les entendre, de les comprendre et de ne surtout pas les nier. Prendre le temps d’écouter lorsque votre tout-petit est capable de s’exprimer, éviter de minimiser, lui parler de vos propres peurs d’enfant et même d’adulte, suffit bien souvent à ce que ces étapes se passent rapidement.

À différents stades de leur développement, les bébés et les tout-petits traversent des phases de peurs

Angoisse de séparation :

Au stade dit du miroir (vers 8 mois), le bébé prend conscience qu’il ne fait pas «un» avec sa mère. Jusqu’ici, il n’avait en effet pas conscience qu’il était une petite personne à part entière, pour lui, il était un tout avec sa mère et en se rendant soudain compte qu’il est un individu indépendant, il prend également conscience qu’il peut perdre sa mère, qu’elle peut disparaître à tout jamais.

S’ensuit alors un besoin accru de la voir, de son contact, une peur des étrangers et quelques troubles du sommeil. Dès que maman disparaît, même pour quelques instants, c’est le drame et bébé pleure. Pour l’aider dans cette étape, le jeu du «coucou» est idéal : on se cache derrière ses mains, derrière un objet, derrière une porte et l’on réapparaît en criant «coucou !». Même si cela pourrait paraître tentant pour éviter une crise de larmes, ne partez jamais en douce, prenez toujours le temps d’expliquer votre départ et de dire «au revoir» à bébé sans quoi l’angoisse sera renforcée.

Peur du bruit :

Aux alentours d’un an, les tout-petits ont peur des bruits forts. Ce qui ne les dérangeait pas auparavant est soudain une source de frayeurs : tondeuse, aspirateur, camion, robot ménager etc.

Prenez le temps de lui expliquer pourquoi ça fait du bruit, à quoi ça sert et comment ça marche. Ne le forcez pas à s’approcher de ce qui l’effraie, laissez-le observer à la distance qui lui est confortable, la curiosité aidant, il finira par y aller de lui-même.

Peur du noir, des monstres, cauchemars :

À partir de 18 mois, le petit enfant peut découvrir la peur du noir, démarrer de vrais cauchemars, avoir peur d’un monstre caché dans le placard ou sous le lit. Certains petits ont une imagination très fertile et une petite ombre, un tas de vêtements, peuvent se transformer en terribles monstres…

Là encore, ne minimisez pas. Ne lui dites pas «mais non, n’aies pas peur, tu es grand et il n’y a rien !». S’il est en mesure de s’exprimer, interrogez-le tranquillement. Demandez-lui de quoi il a peur, ce qu’il y avait dans son vilain rêve, pourquoi c’était si effrayant pour lui ? Croit-il que ça existe pour de vrai ?

Le soir, faites tranquillement le tour de sa chambre avec lui, sous forme de jeu, inspectez les recoins de la chambre et montrez-lui qu’il n’y a rien. Lisez-lui des histoires parlant d’autres enfants ou animaux qui ont les mêmes peurs que lui et qui les surmontent. Installez une petite veilleuse. Expliquez-lui ce que sont les cauchemars et les rêves. Fabriquez un attrape-rêve ensemble.

Qu’il s’agisse d’une petite peur ou d’une vraie phobie, même chez les adultes, la peur peut être également irrationnelle mais, quoiqu’il arrive, elle ne sera jamais résolue si elle n’est pas prise en compte, si elle est moquée ou si l’on force brusquement le petit à s’y confronter. Désamorcer par l’écoute, la parole et le jeu (faire le chien et jouer à s’attraper si bébé a eu peur d’un gros chien par exemple) sans jamais la minimiser est la solution la plus efficace.

Si toutefois votre enfant semble avoir de réelles et nombreuses terreurs que rien ne semble pouvoir apaiser, si les cauchemars sont très réguliers (plus d’une ou deux fois par semaine), ne tardez pas à consulter votre pédiatre pour trouver la raison de ces angoisses et y remédier.

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Vos commentaires

  1. catongg
    10 mai 2014 à 15 h 11 min Répondre

    Alors ici, pour qu’elles n’aient pas peur « des loups » le soir, on a fait genre on s’occupe du loup (maman loup, papa loup et bébé loup) toute la journée.
    On leur donne à manger, ils se brossent les dents etc…
    Du coup le soir quand c’est l’heure de faire dodo, cette famille loup imaginaire a mangé (et donc ne mangera pas nos enfants), s’est brossé les dents, on a joué avec le bébé loup (qui est fatigué et va s’endormir sans pb);

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