Mon bébé comprend tout – Le livre d’Aletha Solter

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Aletha Solter – Docteur en psychologie et licenciée en biologie humaine, Aletha solter est de ces figures emblématiques et controversées des spécialistes de la petite-enfance. Fondatrice de l’Institut des Parents Conscients (The Aware Parenting Institute), elle propose une éducation très différente de ce à quoi l’on est habitué avec, comme axes principaux, les pleurs comme une nécessité vitale pour un bébé et un enfant (et, in extenso, pour les adultes), et l’écoute pleine et entière de leurs besoins.

Mon bébé comprend tout - Le livre du dr Aletha Solter

Mon bébé comprend tout d’Aletha Solter

«Mon bébé comprend tout» est un livre durant la lecture duquel je pense être passée par tous les sentiments. Dans cet ouvrage (comme dans «Pleurs et colères des enfants et des bébés»), elle insiste clairement sur la nocivité à freiner les pleurs, tout au long de la vie, et explique combien il est salvateur pour un bébé, un enfant et même un adulte, de lâcher ses larmes sans retenue.

J’ai testé ces «pleurs accompagnés» qui consistent à rester avec son bébé ou son enfant, lui donner l’autorisation de pleurer tout son saoul pour décharger ce qui a pu le contrarier ou lui faire peur, ou tout simplement pour relâcher la tension liée aux stimulations d’une journée.

Je ne peux qu’admettre l’efficacité de cette méthode.

Lorsque bébé est particulièrement grognon toute la journée, qu’il «pleurniche» pour un rien, que ses besoins ont été assouvis et qu’il n’y a aucune pathologie sous-jacente, ces séances de pleurs transforment en effet le tout-petit. Il en ressort radieux, de bonne humeur et la journée continue de façon agréable pour tout le monde.

J’ai, en revanche, eu beaucoup plus de mal avec certains préceptes d’Aletha Solter sur l’éducation. Dire que bébé sait ce qu’il lui faut et qu’il ne faut rien lui imposer (pas même le choix des aliments), ne jamais le gronder, ne jamais le punir, ne jamais l’encourager (dire «c’est bien» à votre enfant serait, selon l’auteur, induire qu’il peut «faire mal» et donc lui mettre une pression traumatisante), qu’il faut le câliner quand il fait des bêtises etc., ça me laisse pantoise…

S’oublier presque totalement au moins jusqu’aux trois ans de l’enfant et n’être plus que réponse à ses besoins, me paraît culpabilisant et éloigné des réalités. De même, refuser ce qui console le bébé ou l’enfant pour lui permettre de mieux «décharger» : les bras de ses parents, le doudou, l’histoire, le sein, le biberon, sont aux yeux d’Aletha Solter, autant de dérivatifs qui empêchent bébé de «bien pleurer».

Personnellement, si j’ai un gros chagrin et même si je trouve que pleurer un bon coup me soulage, j’apprécie aussi que l’on cherche à me consoler et me changer les idées…

En bref, ce livre est très intéressant et ce, même si l’on ne partage pas (du tout) certaines idées. D’abord parce que, de par sa formation, l’auteur documente fort bien l’ouvrage et qu’il est toujours utile d’apprendre sur la biologie et la psychologie enfantines. Ensuite parce que ce discours, plutôt novateur même si controversé, permet d’élargir son champ de réflexion sur l’éducation et la parentalité, et que, si pour ma part je n’adhère pas à tout, il peut correspondre à d’autres parents.

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Mon bébé comprend tout - Aletha Solter

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4 Commentaires

  1. Mamapillon
    26 mars 2014 à 13 h 44 min Répondre

    On se fait écho Private Bébé !
    J’avais également fait un article sur le livre que j’ai trouvé excellent et vraiment objectif. C’est tellement important de considérer bébé comme un futur adulte mais aussi de prendre en compte sa propre compréhensions de choses !
    On est vite impressionnés de voir à quel point les tous petits comprennent et retiennent vite !

  2. Christophe
    26 mars 2014 à 13 h 48 min Répondre

    On se rejoint là dessus chère Mamapillon 🙂 Les parents se feront leur avis et prendront ce qu’il leur parait le plus censé pour l’éducation de leur bébé et tout petit car ne pas encourager un enfant, à mon sens, ce n’est pas l’encourager à progresser. Christophe

  3. odile
    5 avril 2014 à 8 h 52 min Répondre

    J’ai lu le livre et je rejoins point par point cet article, j’aurais pu l’écrire.
    En effet, je suis pour de laisser pleurer un bébé ( en étant présent et le regardant, en lui disant qu’on l’écoute etc…) car cela l’aide. Cela n’a rien à voir avec du laxisme ou un caprice car ce n’est pas parce qu’on l’écoute qu’on dit oui à ce qu’il demande. Et maintenant le mien a 2 ans et je suis confortée dans cette façon de faire en le voyant aujourd’hui épanoui. En revanche, il est accroché à son doudou, je l’encourage quand même, je ne fais pas le cododo ( parfaitement contre), etc… Je n’adhère pas à tout. Mais j’aime la philosophie générale du livre.

  4. Au cœur des émotions de l’enfant – Isabelle Filliozat
    4 septembre 2014 à 13 h 32 min Répondre

    […] communs avec celui de Catherine Gueguen et était donc susceptible de m’intéresser. Tout comme Aletha Solter, les pleurs ont une importance capitale dans ce […]

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